Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 23:06

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La soirée débute la veille. Bien avant même. Quand le fantasme surgit et se raconte. Quand la recherche débute, les mails se rédigent et se lisent, les tchats se superposent, les scenarii se mettent en place, se remplacent, les lieux s'imaginent. J'ai imaginé les scènes, les lieux, les participants. Parfois la réalité, les plannings font qu'on s'éloigne un peu, pas trop, de ce dont on a pu rêver un moment. On ajuste.

La veille donc, parce que tu fixes alors les jalons, les échéances, avec précision et il faut alors jongler avec mes vies parallèles même si, de plus en plus, elles tendent à se superposer, lentement. Penser alors à ma tenue, laver mes cheveux pour qu'ils puissent être lissés le lendemain, réserver l'hôtel, vérifier le rdv, qu'IL souhaite bien toujours tenir son rôle. J'apprécie autant qu'elle m'agace cette impression d'urgence, de précipitation, de "j'aurai pas le temps". ça me contraint à n'être qu'à toi. 

Au matin, effacer les poils, s'assurer de l'hôtel, des horaires, caler la garde des enfants. Accomplir les gestes du quotidien en ne vivant que pour le soir à venir. Ne penser qu'à toi, qu'à Lui, qu'à ce qu'il adviendra ce soir. Sans doute que le décalage de quelques jours, l'"échec" de mon organisation quelques jours avant me fait attendre plus encore de ce fantasme, cette soirée. Un enjeu, une étape de plus.
Penser à rassembler les objets et tissus que tu m'écris vouloir, surtout ne rien omettre. Passer enfin la tenue presque finalisée mais qui doit rester socialement présentable : lacer le corset bien serré, tenter d'y fixer les bas, enfiler un chemisier, une jupe et la veste.Maquillage. Conduire enfin les enfants, faire l'effort de converser tout en décomptant les minutes. Me retrouver enfin libre de ne penser plus qu'à ça. Lire les textos, retirer le chemisier, me hisser sur les escarpins, rouler la laisse dans ma poche, passer la dernière couche de vernis rouge sang, assorti au collier que tu me passeras tout à l'heure. Une pensée pour LUI cependant, aux pieds duquel je patienterai sans doute un peu avant qu'il ne me fesse. Il doit attendre dans cette chambre d'hôtel vers laquelle nous roulerons dans quelques minutes. T'obéir absolument est un enjeu.
Je m'avance enfin vers ta voiture à quelques mètres de là. Pas encore dans l'ambiance, insatisfaite de moi, mes bas ne tiennent pas, les noeuds dépassent : je te sais attentif aux détails et je voudrais ce soir être parfaite comme tu l'attends.

Te décevoir est un gouffre à chaque fois plus béant et terrifiant.

Mais tu ne me rattrapes toujours au bord.

Cette fois, tu me rattrapes en m'accordant la chance de descendre une deuxième fois de la voiture. Ensemble. L'ascenseur est rouge. La laisse reste dans ta poche. Tu la fixes au collier devant la chambre 104. Je me sens connectée à toi, excitée et exaltée de ce que je m'apprête à vivre à tes pieds. Ce cliquetis est le déclic. Le passage vers le "pour de vrai".

Je n'ai aucun effort à faire pour ne pas parler. Un peu plus pour ne pas lever les yeux. Je ne vois que ses pieds. Quand tu retires et me présente à lui, "Voilà Liza", je sais définitivement que tu seras exactement comme tu me l'as décrit. Frissons.

Il me détaille sûrement. Tu me fais tourner et m'exposes.

M'exhiber de façon obscène comme tu l'exiges est loin de m'être naturel. Me planter devant vous, assis sur le lit, debout, jambes écartées en ouvrant ma chatte est une épreuve. Tourner pour présenter mon cul en écoutant vos commentaires, encore plus. Le summum est atteint quand il me demande de me rapprocher, présenter mon cul et me pencher tout en écartant mes fesses pour bien dégager ma chatte et prendre le temps de l'observer. J'ai l'impression que cette exhibition n'en finit pas. Alors qu'elle ne fait que commencer ! Je ressens de la honte à m'exposer ainsi de façon obscène, contrainte en plus d'entendre vos commentaires. Mais à aucun moment je ne pense à refuser. Je tiens plus que tout à ce notre hôte reconnaisse que je suis bien dressée. A genoux sur le fauteuil maintenant, je vous présente ma chatte que vous n'hésitez pas à commenter. La tonalité, les termes, les ordres m'évoquent des maîtres parlant de leur esclave. Un objet donné au regard. J'exécute chaque geste et c'est comme si chacun d'entre eux me transportait de plus en plus près du plaisir "chaste" sans une caresse. Femelle docile et obéissante, j'exécute en attendant d'être corrigée puis sans doute saillie. Ma chatte, oui, coule malgré moi. Il le fait remarquer à présent que je suis assise face à lui, cuisses ouvertes ; maintenant qu'il joue de mon vibro à l'entrée de ma chatte, autour, dessus. Tu continues de parler non pas de moi mais d'"Elle".ET tu demandes que je lui donne les raisons de la fessée qu'il m'administrera.

Tandis que vous buviez dans vos verres, j'attendais à quatre pattes sur ce fauteuil, chatte offerte. Chacun de tes mots et gestes me maintenaient à ma place. S'il n'y avait eu sans doute son impatience à se servir de moi, peut-être aurais-je finis par jouir d'un ordre qui claque.

Après il m'a fessée. As-tu apprécié, comme moi, qu'il décide des poses ? M'installer au travers de ses genoux!! Je savais que c'est cette position qui me ferait hésiter. Trop d'intimité. Mais après tout, j'étais si décidée à t'obéir. M'installer à quatre pattes sur le lit, cambrée. M'intimer l'ordre enfin, de me plier penchée sur le dossier de la chaise. J'ai su cependant assez vite que je ne découvrirai pas le basculement dans l'inconnu ce soir là. Je n'aurai pas à devoir supporter en cherchant au fond de moi. Ses mains ne claquent même pas aussi fort que les tiennes.

J'ai lapé le champagne dans cette petite écuelle que tu avais pris soin d'apporter. J'ai approché la jouissance en lapant de plus en plus vite sous vos yeux que je ne voyais toujours pas. Je me sentais approcher de ce que j'attendais. Lâcher prise et n'être qu'obéissance. Je suis restée au bord. J'ai approché un état limite où j'aurais pu accéder aux demandes les plus extrêmes. Je n'ai pas eu à le faire. 

J'ai marché à quatre pattes, à sa demande cette fois, tenue en laisse par mon maître. Jusqu'au bout de la chambre. Il commentait encore ma chatte et tu l'y encourageais. Il a claqué des doigts pour que je vienne vers lui. J'ai attendu que tu me l'ordonnes. Il semblait satisfait de celle qui devenait chienne pour lui. Tu l'étais aussi. Et c'est l'unique chose qui m'importait alors.

Tu lui as proposé sa récompense. Il allait donc me baiser. Sa main disparaissait dans ma chatte. Il se servait de moi comme il l'entendait. Commentait à tour de rôle avec toi. 

Te voir glisser sous mon corps pour joindre ta queue à la sienne. Le sentir, le voir et l'entendre dire qu'il baisait ma bouche, tandis que tu me baisais à ton tour.
Il s'est juste bien servi de la salope que tu lui offrais. A utiliser chacun de mes trous comme il l'entendait. J'ai écarté les cuisses pour qu'il 'enfonce confortablement dans ma chatte, me suis cambrée pour qu'il m'encule autant qu'il le voulait. J'ai mouillé en t'entendant le conseiller sur la façon de s'introduire dans mon cul. Il a su que j'avais aussi été pute à ta demande. Que je serai objet tôt ou tard. En attendant, je mouillais de me soumettre, qu'il apprécie ma mise à disposition, qu'il te félicite pour cela. 

Traverser le hall d'en l'autre sens avec le bout de ma laisse qui dépassait en dessous de ma veste.

Entrer dans un bar ensuite. Porter ce collier avec ostentation désormais et m'en remettre à toi quant à ma tenue parfaitement indécente dans ce lieu. Oser enfin répondre à un homme qui souhaite m'utiliser pour la fin de soirée "demande Lui. C’est lui qui décide". Ecarter docilement les cuisses pour faciliter le passage de sa main puisque tu l'as autorisé à vérifier que je suis chatte à l'air. L'entendre te remercier après s'être servi. Ne servir qu'à ça. Aux plaisirs des uns et des autres, en fonction de tes choix.Te sentir me diriger et en être fière.

Voir cette blonde te sourire. Son plaisir de danser avec toi.Mon plaisir de te voir fantasmé par elle. Me sentir proche de toi comme jamais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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